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Charles De Coster
de Joseph Hanse

Joseph Hanse : Charles De Coster

Genre : Essai
Format : 16 x 24,5 cm
Nombre de pages : 332 p.
Date de publication : 1990 (1re éd. 1928)
ISBN : 2-8032-0024-4
Prix : 31 €

À propos du livre (4e de couverture)

Les historiens contemporains des lettres françaises de Belgique tiennent avec raison que La Légende d'Ulenspiegel en est le livre fondateur. Toute fondée qu'elle soit, cette assertion a tardé à prendre forte d'évidence. Lorsque Charles De Coster fait paraître sont livre, en 1867, seuls quelques lecteurs perspicaces y prêtent attention sans parvenir à lui assurer une quelconque reconnaissance. Et c'est aussi pauvre qu'inconnu que l'écrivain meurt en 1879. Il est vrai que «La Jeune Belgique», quinze ans plus tard, reconnaît son rôle, mais le statut de son livre n'en est en rien changé : il a peu de lecteurs, il n'est pas pris au sérieux.

Tel n'est pas le cas du jeune Joseph Hanse dont l'Académie royale de langue et de littérature françaises s'empresse, dès 1928, de publier la thèse de doctorat consacrée à Charles De Coster et dont Raymond Trousson écrit aujourd'hui dans sa préface : «Ce coup d'essai était un coup de maître. Soixante-deux ans après sa publication, ce livre demeure fondamental, indispensable à quiconque entreprend d'aborder l'œuvre magistrale qu'il mettait en pleine lumière.»

Devenu introuvable, enfin réédité aujourd'hui, le Charles De Coster de Joseph Hanse, qui a ouvert la voie à toutes les études ultérieures et internationales sur le sujet, fera figure, pour beaucoup, d'une découverte et d'une véritable nouveauté.

Lire un extrait

Charles-Théodore-Henri De Coster (ou Decoster, ainsi qu'il signe habituellement jusqu'en 1850) naquit à Munich le 20 août 1827. Son père, Augustin-Joseph De Coster, un Yprois, s'était marié l'année précédente, avec Anne-Marie Cartreul, de Huy. Ils étaient voisins l'un et l'autre de la quarantaine.

Comme s'il n'y avait pas assez de fantaisie dans cette courte vie de cinquante ans, on a voulu l'introduire jusque dans son origine, et faire de Charles De Coster le fils naturel du nonce apostolique et archevêque comte Charles Mercy d'Argenteau, ancien officier de cavalerie et ex-chambellan de Hollande, dont Augustin De Coster était l'intendant. Charles De Coster serait ainsi le fils de deux Wallons et ne serait devenu flamand que par l'éducation, le milieu, la volonté de «faire flamand».

L'hypothèse n'a pas de base solide; elle n'obtint d'ailleurs aucun crédit jusqu'en ces derniers temps. Car ce n'est point un argument convaincant que le parrainage du comte d'Argenteau, archevêque de Tyr, et de la marquise Henriette de la Tour Dupin, ambassadrice de France à Turin.

D'autres ont allégué une affirmation nullement péremptoire de Félicien Rops, attribuant à De Coster la même paternité. Et l'on croit cette origine nécessaire pour expliquer la nature de Charles De Coster «raffinée, rêveuse, peu préoccupée des nécessités pratiques de l'existence et volontiers éprise de chimères».

Son père a beau n'être qu'un simple intendant, De Coster n'a rien de mystérieux : c'est un romantique attardé, à qui ses lectures de Georges Sand ont fait un tort moral.

Table des matières

Préface de Raymond Trousson

Avant-propos

Chapitre I : Sa vie et son temps
Son père - Ses succès au collège - Les Joyeux - De Coster à l'Université ; ses débuts littéraires – Ses lectures – Les littératures française et allemande en Belgique à cette époque – Les occupations et les distractions de l'auteur – Son portrait – Charles et Élisa, leur malentendu – Le romantisme belge – De Coster romantique ; son caractère – Ses premières œuvres – Ses fréquentations – Sa lutte – La Légende – De Coster professeur – Sa bonté, sa combativité, sa foi – L'isolement dans la mort – Les deux Bruxelles – La gloire lente et sûre – De Coster et Pirmez

Chapitre II : Son activité littéraire et ses œuvres accessoires
Vue générale – Les genres de prédilection en Belgique entre 1830 et 1870 – De Coster suit le courant de son siècle et de son pays – Son activité dans la société des Joyeux ; trente-six inédits – À la Revue nouvelle – À la Revue trimestrielle – À l'Uylenspiegel – Quelques manuscrits inédits – Crescentius (Stéphanie) – Légendes flamandes – La langue de ces Légendes – Contes brabançons – Chroniques politiques – Projets littéraires – La Légende d'Ulenspiegel froidement accueillie – Caprice de femme – Les Bohémiens – Le Voyage de noce – Le Mariage de Toulet – De Coster critique littéraire – Conclusion

Chapitre III : La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs
I. Les origines lointaines et la conception de l'œuvre
II. L'unité de la Légende d'Ulenspiegel
III. Les sources et la fusion de la légende et de l'histoire
IV. La psychologie des personnages
V. Le patriotisme et le surnaturel
VI. La langue et le style

Chapitre IV : Essai sur l'influence de Charles De Coster
Le problème – Un plagiat – Les renouvellements dramatiques – Poèmes, contes, romans, etc. – En Allemagne – Le succès de Goedzak – Influences moins pondérables – De Coster précurseur et nourricier des lettres bleges (caractères généraux de celles-ci)

Annexe. – Critique du texte de la Légende d'Ulenspiegel

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