Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique
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Destrée le multiple
Collectif

Collectif : Jules Destrée le multiple

Genre : Essai
Format : 16 x 24,5 cm
Nombre de pages : 304 p.
Date de publication : 1995
ISBN : 2-8032-0015-5
Prix : 22,30 €
Préface de Jean Tordeur
Textes de Jacques Detemmerman, Georges-Henri Dumont, Philippe Jones, Raymond Troussson

À propos du livre (4e de couverture)

Quelque soixante ans après sa mort (1936), la personnalité de Jules Destrée, qui fonda en 1920 l'Académie royale de langue et de littérature françaises, demeure exceptionnelle par la multiplicité de ses aspects et par la manière qu'il eut de les unifier en lui. Il n'a pas vingt-cinq ans lorsque, jeune avocat prenant conscience de la misère des prolétaires de sa région, «le Pays noir», il s'engage dans le combat socialiste, tout en demeurant actif dans la vie littéraire et artistique. À trente et un ans, élu député, il devient une des grandes voix de la Chambre des Représentants, comme il l'était déjà au Palais de Justice de Bruxelles.

Au Parlement, il alterne les propositions de loi en faveur des arts, des lettres, des bibliothèques à créer, de l'embellissement des lieux publics et des règlements d'atelier, de la protection des yeux dans certains métiers, de la retraite des ouvriers, témoignant d'une égale attention à l'un et à l'autre domaine.

Ministre du premier gouvernement «d'union nationale» (1919-1921), il met en chantier une réforme capitale de l'enseignement primaire. Il jouera aussi un rôle prépondérant au sein de la Commission internationale de coopération intellectuelle qui préfigurait en quelque sorte l'UNESCO.

Enfin, sa réflexion constante sur l'histoire de l'art devait le conduire à démontrer la spécificité picturale et artistique du sud de la Belgique, sa région natale, la Wallonie.

Le livre que voici vise à faire découvrir, dans le chef d'un homme qui sut le porter très haut pour l'honneur de l'humanité, un style de vie, de pensée, d'action fondé à la fois sur l'exercice le plus aigu de l'intelligence et sur l'écoute naturelle du cœur, sur la tolérance et sur le refus du sectarisme, sur l'horreur de l'exclusion et la pratique constante de l'accueil, sur la faculté d'admiration qui peut être éveillée en tout homme; enfin, sur la confiance dans l'être humain, dans sa capacité d'écoute pour peu qu'on le reconnaisse pour ce qu'il est : un semblable, un prochain. En un mot sur ce que devrait être tout homme qui prétend au titre d'intellectuel.

Lire un extrait

En 1882 – il a dix-neuf ans à peine – Jules Destrée entre dans la carrière littéraire comme chroniqueur au Journal de Charleroi, où il donne bientôt, assez régulièrement, des comptes rendus des œuvres contemporaines les plus marquantes. Il se passionne pour les naturalistes et surtout pour Zola, qui lui paraît le grand homme du moment et dont il dévore les Rougon-Macquart dès leur parution en feuilleton. Il note dans sont journal, en novembre 1882 : «L'école naturaliste compte un partisan de plus.»

Ce journal intime en témoigne, ses ambitions ne se bornent pas à la critique littéraire, et le jeune homme brûle de se faire un nom dans les lettres, d'autant plus qu'il fréquente les membres de La Jeune Belgique et hante un milieu propice à l'émulation : Max Waller, Albert Giraud, Georges Rodenbach, Henri Nizet, Maurice Belval ou Iwan Gilkin sont de ses amis et l'encouragent. En août 1884, lassé de la routine du barreau de province, il rêve d'un succès parisien : «Je suis absolument décidé à filer à Paris (tant pis si j'y crève!).» Le 5 novembre de la même année, il s'écrie : «Tout pour la littérature et pour l'art!» Même s'il vit alors des moments de découragement et se répand parfois en lamentations sur la vanité de l'écriture, c'est bien dans cette voie qu'il songe alors à s'engager, et il s'en souviendra un demi-siècle plus tard : «Littérature! Part de ma vie! À ce moment-là, 1883, toute ma vie…»

(Extrait de la contribution de Raymond Trousson : L'écrivain.)

Table des matières

Préface, par Jean Tordeur

L'écrivain, par Raymond Trousson
Le ministre des sciences et des arts, par Georges-Henri Dumont
Figure de proue de la coopération intellectuelle internationale, par Georges-Henri Dumont
Un « homme d'art », par Philippe Jones

Textes :

Le «ton Destrée»

L'écrivain
   Bon – Dieu – des – Gaulx

Le ministre des sciences et des arts
   Le discours de Roux

Figure de proue de la coopération intellectuelle internationale
   L'œuvre de la CICI
   Un Office international des Musées

Un « homme d'art »
   L'art de Roger
   Fragments d'une étude sur Odilon Redon
   Le mystère quotidien (fragment)

Une approche bibliographique, par Jacques Detemmerman