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Michel de Ghelderode ou la hantise du masque
de Roland Beyen

Roland Beyen - Michel de Ghelderode ou la hantise du masque

Genre : Essai
Format : 16 x 24,5 cm
Nombre de pages : 540 p.
Date de publication : 1990 (1re éd. 1971)
Prix : 22,30 €

À propos du livre (extrait de l'Introduction)

[…] Les premières pages présentent les sources principales que j'ai utilisées. Cette introduction critique, un peu inhabituelle, était indispensable, car les documents essentiels à la connaissance de Ghelderode : sa correspondance publiée et, surtout, Les Entretiens d'Ostende, sont sujets à caution; la première a souvent été tronquée, les seconds ont subi, pendant les cinq ans qui séparent leur enregistrement de leur publication, des avatars très compliqués, mais extrêmement significatifs. Une mise au point préalable était donc nécessaire.

Dans la première partie, intitulée La Vie de Michel de Ghelderode, je retrace l'existence de l'auteur, en consacrant un chapitre à chacune de ses grandes étapes : Les origines et l'enfance (1898-1915), La naissance d'une vocation (1915-1926), La généreuse aventure du Vlaamsche Volkstooneel (1926-1932), L'aventure intérieure (1932-1944), Des « outrages » au succès (1944-1962).

Je reconstitue la vie du dramaturge, mais sans avoir l'ambition de tout dire. Qu'on ne s'attende donc pas à une biographie touffue, décrivant l'existence quotidienne dans ses moindres aspects, mais à une biographie intellectuelle et critique. J'aurais pu écrire une vaste biographie positive, ne laissant rien dans l'ombre et rejetant en note la critique de la légende, mais j'ai choisi un point de vue tout différent. Je suis venu à la biographie, non par goût, mais par nécessité. Parti de l'intention d'étudier en lui-même le théâtre de Ghelderode dans une perspective chronologique, je ne me suis tourné vers la vie de l'auteur que dans l'espoir de réussir à mieux rétablir ainsi la chronologie de son oeuvre. Pour arriver à cette fin, j'ai été obligé — par Ghelderode lui-même, qui a entouré sa création d'un vaste réseau de mensonges et de mystifications — de consacrer tous mes efforts à la tâche périlleuse et ingrate de soumettre les faits biographiques saillants à un examen critique approfondi. Je ne livre pas toutes les découvertes que j'ai faites pendant cette enquête préparatoire, mais j'interviens quand je rencontre l'erreur ou le mensonge, soit sous la plume de Ghelderode lui-même, soit sous celle de ses exégètes. Je le fais surtout lorsque je constate que l'erreur a servi à interpréter l'oeuvre ou lorsque je crains que ce ne soit un jour le cas.

Qu'on ne s'étonne donc pas si je laisse dans l'ombre, malgré les quatre mille lettres inédites dont j'ai disposé, l'histoire complète des amitiés de Ghelderode, ou le détail de ses occupations journalières. J'ai préféré me limiter au plus urgent et rectifier les erreurs les plus répandues et les plus dangereuses. A part cela, je précise des faits inconnus ou mal connus, je rétablis des dates, sans jamais me complaire à la biographie, sans exagérer la part de l'anecdote, ne retenant celle-ci que dans la mesure où elle est révélatrice de la psychologie de l'auteur ou susceptible d'éclairer son oeuvre.

Il m'a paru nécessaire de compléter cette évocation chronologique de la vie par une deuxième partie, plus brève, constituant un essai de synthèse de La Personnalité de Ghelderode. Cette division est quelque peu arbitraire, car je n'attends pas d'avoir retracé dans ses grandes lignes la vie de Ghelderode pour aborder l'étude de son individualité : en confrontant les faits avec les interprétations que l'écrivain en a données, je fais entrevoir, dès la première partie, les composantes essentielles de sa physionomie morale. J'aurais peut-être pu intégrer la deuxième partie à la première, mais au prix de nombreuses redites et de ruptures continuelles de l'ordre chronologique. L'ensemble aurait manqué de clarté et d'unité, et, ce qui est plus grave, il aurait voilé la cohérence interne de la personnalité fuyante de Ghelderode. Il fallait reprendre et développer les notations psychologiques dispersées dans la première partie et essayer d'en présenter une synthèse.

Tenter de découvrir des lignes de force dans une personnalité aussi complexe, quelle gageure! Comment fallait-il procéder? Essayer de plier l'auteur à la caractérologie de Heymans-Wiersma-Le Senne, à la typologie de Jung? J'ai vite renoncé à ce genre d'exercice, si propice à cataloguer des «types bien accusés» (Le Senne), mais bien décevant quand on l'applique à une personnalité aussi ondoyante que celle de Ghelderode. J'ai donc opté pour une méthode personnelle, souple et empirique, sans prétendre tout dire. Qu'on veuille bien n'y voir qu'un des nombreux itinéraires possibles à travers l'univers ghelderodien, si riche en surprises; un itinéraire subjectif, mais choisi après une longue fréquentation. J'ai essayé de donner du paysage intérieur de Ghelderode un panorama aussi complet que possible en choisissant rationnellement les six points de vue qui me semblaient ouvrir le plus d'horizons : après avoir d'abord placé l'écrivain face aux autres, à la femme, et à la société, j'aborde ses relations avec la Flandre, avec Dieu et la religion et, dans un chapitre final, avec l'art.

Je sais que Sainte-Beuve pratiquait un peu la même méthode. A propos de chaque écrivain étudié, il se posait les questions : «Que pensait-il de la religion? Comment était-il affecté du spectacle de la nature? Comment se comportait-il sur l'article des femmes, sur l'article de l'argent? Était-il riche, pauvre; quel était son régime, sa manière de vivre journalière? Quel était son vice ou son faible?» Je ne procède pas autrement, mais je n'ai pas la même confiance aveugle dans les résultats de ces enquêtes. Je suis d'accord avec le critique du XIXe siècle lorsqu'il avance qu'«aucune réponse à ces questions n'est indifférente pour juger l'auteur d'un livre», mais je me sépare de lui lorsqu'il poursuit : «(et pour juger) le livre lui-même, si ce livre n'est pas un traité de géométrie pure, si c'est surtout un ouvrage littéraire, c'est-à-dire où il entre de tout». Proust a dénoncé les lacunes de pareille méthode, qui oublie «qu'un livre est le produit d'un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vices» et que «le moi qui produit les oeuvres est offusqué (…) par l'autre, qui peut être très inférieur au moi extérieur de beaucoup de gens». Proust avait pleinement raison de réagir contre le biographisme, mais il convient peut-être de nuancer quelque peu sa pensée, comme le fait M.-J. Durry dans les premières pages de son cours sur Alcools. Elle concède à l'auteur du fameux Contre Sainte-Beuve que «la vie n'est jamais l'oeuvre, que la vie de l'oeuvre d'art, cette vie au second degré, n'est jamais la vie, que trouver le passage de l'une à l'autre est une chose presque impossible», qu'«il y a transformation, transmutation, métamorphose», mais elle «estime qu'on a le droit d'être curieux de ce qui a été métamorphosé», et elle va jusqu'à affirmer que «si l'on arrivait à connaître, mais on ne le connaît jamais, ce qui est la structure profonde d'un être, on arriverait peut-être même à trouver que cette structure a conditionné toute celle de son oeuvre».

Je ne prends pas actuellement parti dans la querelle opposant ceux qui veulent étudier l'oeuvre littéraire à la lumière de la biographie de son auteur et ceux qui ne veulent connaître que le texte. Chaque cas est d'espèce, et celui de Ghelderode semble privilégié à ce point de vue. Loin de chercher, comme certains auteurs, à présenter son oeuvre comme la projection d'un monde imaginaire sans rapport avec ses convictions personnelles, il a insisté à plus d'une reprise sur ce rapport. Il était convaincu de l'importance des recherches biographiques pour la connaissance de l'oeuvre. Il s'intéressait beaucoup à la vie de ses auteurs favoris, et il expliquait volontiers leur oeuvre, et la sienne, assez naïvement, il faut le dire, par leurs antécédents biographiques ou leurs attaches «raciques». Ce qui est plus important, c'est qu'il a souvent insisté sur «la valeur de confession», le «caractère vécu» de Sortilèges, et qu'il a reconnu qu'une pièce comme Don Juan était autobiographique : «Tant mieux si Don Juan vous amuse. Le plus drôle, c'est que le personnage, les lieux, les comparses, tout cela exista voici dix ans! Pardonnez-moi d'avoir mis tant d'amertume et de ricanement dans ces pages autobiographiques. Ce miroir m'était nécessaire!» Ghelderode souhaitait qu'un jour quelqu'un se penchât sur sa vie. Le 29 décembre 1957, il écrivit à Alain Bosquet : «N'ai-je tout obtenu et plus que je n'espérais, puisque je n'espérais rien? Non pourtant, un biographe un jour — et si possible de mon vivant, que je puisse l'éclairer…» S'il voulait un biographe, c'est qu'il jugeait que la connaissance de sa vie n'était pas sans intérêt pour celle de son oeuvre.

Même si la vie de l'auteur n'éclairait guère son oeuvre, il faudrait quand même l'étudier, ne fût-ce que pour ruiner certaines explications faites à partir de données biographiques inexactes, par l'auteur lui-même pour complaire à un public qui aime les légendes, ou par les exégètes qui lui ont fait con-fiance. Si Ghelderode avait moins parlé de lui-même, à Jean Francis, à des dizaines d'autres journalistes, à des centaines de correspondants, je n'aurais pas eu besoin de lui consacrer d'abord une longue étude biographique. Les adversaires de la méthode biographique ont beau dire, ce sont les écrivains eux-mêmes, certains au moins, qui obligent le chercheur à passer par le détour de la biographie. Si Ghelderode voulait un biographe «de (son) vivant», c'était pour qu'il pût l'éclairer, mais aussi, nous le verrons, parce qu'il était plus soucieux de sa légende que de sa vérité. A défaut de pouvoir étudier les manuscrits de certaines études sur Ghelderode, corrigées, pour ne pas dire récrites par lui, nous comparerons la version définitive des Entretiens d'Ostende avec la version originale. Nous avons également la chance de disposer de L'éternel aujourd'hui de Michel de Ghelderode de Jean Francis, le seul livre qui depuis la mort de Ghelderode ait apporté du nouveau sur sa vie. Cette «spectrographie d'un auteur», que Ghelderode n'a pas revue mais dont l'information biographique est fondée exclusivement sur une série d'entretiens qu'il eut avec Jean Francis en 1951-1952, est intéressante, paradoxalement, dans la mesure où elle s'écarte de la vérité, dans la mesure où elle joue le jeu de Ghelderode et réfléchit l'image qu'il voulait imposer de lui-même. Le vrai Ghelderode n'est ni dans ses confidences, ni dans les archives, mais dans la confrontation de ces deux sources. Il nous suffira de confronter cette image avec les faits réels, révélés par plus de quatre mille lettres inédites et de très nombreux textes inconnus, pour voir apparaître un Ghelderode très différent de celui qu'on connais-sait, moins sûr de lui-même, mais cachant cette incertitude sous des masques divers, menaçants, ne se contentant pas d'altérer bien des faits, mais retouchant en profondeur des documents capitaux comme Les Entretiens d'Ostende et allant jusqu'à changer les dates de composition d'un grand nombre de ses oeuvres. On verra que les faits les plus saillants de la biographie de Ghelderode telle qu'elle était connue relèvent souvent de la plus pure fantaisie pour avoir été inventés de toutes pièces ou embellis à l'excès par l'auteur lui-même. Je ne me sens nullement une vocation de démystificateur ; si je détruis certaines légendes, c'est pour illustrer un trait essentiel de la personnalité de Ghelderode, sa tendance à la fabulation, et pour en démonter les mécanismes psychologiques. Si j'ai pu éprouver quelque crainte que l'on ne me soupçonnât de m'acharner contre un écrivain dont l'oeuvre n'a pas cessé de me fasciner, j'ai été rassuré d'entendre plusieurs membres des jurys qui ont examiné mon ouvrage affirmer que la figure de Ghelderode, libérée de ses masques et dégagée des fumées de l'encens de ses panégyristes, n'en devenait que plus humaine et dans un certain sens plus attachante.

Si l'oeuvre de fiction n'apparaît guère dans la première partie de l'ouvrage, sauf par le biais de problèmes de genèse externe et d'accueil, il m'arrive de citer, dans la deuxième partie, des textes spécifiquement littéraires. Mais qu'on ne s'y méprenne pas : je n'ai pas voulu offrir, ni même esquisser, une thématique ghelderodienne ou une étude littéraire. Je n'ai pas non plus voulu chercher à découvrir la personnalité de Ghelderode à travers son théâtre, ni à expliquer celui-ci par les obsessions de l'auteur, qui se révèlent dans les lettres et les notes intimes. Je ne confonds à aucun moment document biographique et oeuvre de fiction. Je me garde de prouver une constante de Ghelderode à la fois par des lettres et par des textes littéraires publiés ou destinés à la publication. Je me permets seulement de faire quelques rapprochements, de signaler quelques convergences significatives entre l'homme et l'oeuvre. Pour donner un exemple, plusieurs critiques ayant exprimé leur embarras devant l'attitude ambivalente des personnages ghelderodiens à l'égard du peuple juif, j'ai cherché si Ghelderode lui-même pouvait être soupçonné d'antisémitisme. J'ai bien dû répondre affirmativement. Je n'en déduis pas pour autant que ses personnages sont antisémites ; mais quand je constate qu'on a maintes fois dit qu'ils ne l'étaient pas et fondé cette déclaration sur les paroles de l'auteur, qui a juré qu'ils ne l'étaient pas et que lui-même était un ami du peuple juif, j'ai le droit de penser que mon enquête n'était pas inutile.

La biographie peut constituer ainsi un moyen de contrôle. Certaines interprétations de l'oeuvre deviennent aberrantes lorsqu'on connaît la vie et la personnalité de l'auteur. Je me permets donc, occasionnellement, de confronter mes conclusions sur un élément de la personnalité de l'auteur avec un aspect de son oeuvre. Si éclairantes que soient parfois ces analogies, j'évite toujours de conclure à des rapports de cause à effet. Je me borne à signaler certaines ressemblances entre le moi social de Ghelderode et son art. Je n'étudie pas le processus de la métamorphose même, ni son résultat. Cette étude sera l'objet du travail que j'ai annoncé plus haut. Mais j'espère qu'après avoir lu celui que je présente aujourd'hui sur la vie et la personnalité de Ghelderode, on reconnaîtra qu'il était indispensable de commencer par là. […]

Lire un extrait

Michel de Ghelderode naquit à Ixelles, le 3 avril 1898, au numéro 71 de la rue de l'Arbre Bénit, où, dix-neuf ans plus tôt, au numéro 114, était mort Charles De Coster. Quatrième et dernier enfant d'Henri-Alphonse Martens, né à Waarschoot, en Flandre Orientale, le 14 avril 1861, et de Jeanne-Marie Rans, née à Louvain le 24 mars 1864, il fut inscrit aux registres de la population sous le nom, bien prosaïque, d'Adémar (sans h)-Adolphe-Louis Martens.

Hemi Martens (dit Alphonse) avait fait la connaissance de Jeanne Rans (dite Marie) quand il était portier au Collège américain de Louvain. Un jour — selon Michel de Ghelderode — il fut chargé discrètement par un brave chanoine d'empêcher la jeune Marie Rans, qui avait peur de la vie, d'entrer au couvent de l'Institut Paridaens où elle avait reçu son instruction. Le portier réussit sans trop de peine à réconcilier la jeune fille avec la vie, mais pour lui donner le goût du mariage, il fut obligé de recourir à un stratagème : à l'occasion d'une visite à sa jeune amie, depuis quelque temps «en service» à Ixelles, mais toujours aussi farouche que quelques années plus tôt, il lui fit un enfant «par surprise». Quoi qu'il en soit de cette version incontrôlable, le mariage eut lieu le 19 janvier 1889, en l'église Saint-Boniface d'Ixelles. Un premier fils, Marcel, naquit cinq mois plus tard, le 15 juin.

Sur ces entrefaites, le père avait trouvé un emploi aux Archives Générales du Royaume; la mère tenait l'estaminet «A l'école du midi», 6, rue du Prince Royal. Deux autres enfants virent le jour sous cette belle enseigne : Ernest, le 13 janvier 1891, et Germaine, le 17 août 1895 . Fin mars 1898, la mère ayant renoncé à tenir un café, le ménage s'installa rue de l'Arbre Bénit, quelques jours avant la naissance du futur écrivain. Celui-ci fut baptisé, le 17 avril, en l'église Saint-Boniface. A sa naissance, notre dramaturge ne s'appelait donc nullement, n'en déplaise à plusieurs de ses meilleurs amis, Michel de Ghelderode, mais Adémar-Adolphe-Louis Martens. Il lui fallut 19 ans pour trouver son fameux pseudonyme.

Entrant en littérature, peut-être déjà en 1915, par la publication, dans la petite revue dactylographiée Les Jeunes, d'un poème intitulé Femme d'Artiste, il signa « Adolf Adhémar Martens », trahissant peut-être déjà, par l'orthographe et par l'inversion des prénoms, son besoin d'un pseudonyme. Selon Albert Lepage, il ne se contenta pas longtemps de ce nom peu prestigieux car, un soir de l'automne 1916, lors de sa première apparition aux «Lundis Lepage», il se fit annoncer : «Adolphe Adhémar, comte von Lauterbach.» Si l'anecdote est authentique, ce ne fut là sans doute, de la part du jeune homme, qu'une tentative de mystification, car sur les sept petits volumes qu'il acquit en mai 1917 et qui sont restés en place dans sa bibliothèque, il inscrivit une fois «Adm Martens», une fois «Adolf Martens» et cinq fois «Adolf Adm Martens». De même, en juin, juillet et août de la même année, il signa «Adolphe Martens» ses premiers articles publiés, des chroniques artistiques dans l'hebdomadaire bruxellois Mercredi-Bourse.

Table des matières

AVANT-PROPOS

INTRODUCTION

PREMIÈRE PARTIE : La vie de Michel de Ghelderode

CHAPITRE I : LES ORIGINES ET L'ENFANCE (1898-1915)
I. Un ancêtre inquisiteur
II. «L'enfant seul parmi les siens»
III. Chez les «Messieurs-Prêtres» (1906-1914)

CHAPITRE II : NAISSANCE D'UNE VOCATION (1915-1926)
I. «La jeune fille et la mort»
II. La Mort regarde à la fenêtre ou les débuts d'un auteur trop dramatique
III. Deux rencontres importantes : Georges Eekhoud et Julien Deladoès
IV. Nouvelles amours. «Errances»
V. Après les «errances», la vie sédentaire. Le bureau. Le mariage
VI. Dans la «galère» de la Renaissance d'Occident

CHAPITRE III : LA GÉNÉREUSE AVENTURE DU VLAAMSCHE VOLKSTOONEEL (1926-1932)
I. Le Théâtre Populaire Flamand
II. Beeldekens uit het leven van Sint Franciscus (Images de la vie de Saint François d'Assise)
III. Conflit
IV. Barabbas et Pantagleize
V. La triste fin de la «généreuse aventure»
VI. Bilan

CHAPITRE IV : L'AVENTURE INTÉRIEURE (1932-1944)

CHAPITRE V : DES OUTRAGES AU SUCCÈS (1944-1962)
I. Ghelderode «en enfer» ou «le poète aux outrages» (septembre 1944 - octobre 1946)
II. Le succès (1947-1962)

DEUXIÈME PARTIE : La personnalité de Michel de Ghelderode

CHAPITRE I : GHELDERODE ET LES AUTRES

CHAPITRE II : GHELDERODE ET LA FEMME

CHAPITRE III : GHELDERODE ET LA SOCIÉTÉ

CHAPITRE IV : GHELDERODE ET LA FLANDRE
I. Ses connaissances de la langue
II. Ses rapports avec la Flandre

CHAPITRE V. GHELDERODE, DIEU ET LA RELIGION
I. Devant Dieu
II. Devant les prêtres

CHAPITRE VI : GHELDERODE ET L'ART

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

INDEX DES NOMS CITÉS

INDEX DES ŒUVRES