Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique
ContactPlan du siteLiens WebPhotographiesActualité

OrganisationCompositionFonds national de la littératurePrix littéraires
PublicationsLe BulletinE-Bibliothèque

 


CATÉGORIES
Anthologies
Bibliographies
Carnets intimes
Cinéma
Correspondances
Essais littéraires
Nouvelles
Philologie et linguistique
Poésie
Romans
Théâtre

CATALOGUE
Recherche par auteur
Recherche par titre

NOUVEAUTÉS
Dernières parutions

COMMANDES
Libraires
Autres

Publications

Poudrière et autres poèmes
de Jacques Izoard

Philippe Jones : Poésie (1944-2004)

Genre : Poésie
Éditeur : En partenariat avec les éditions Ercée
Format : 12,5 x 16,5 cm
Nombre de pages : 96 p.
Date de publication : 2011
ISBN : 9782871450177
Prix : 10,00 €
Avant-lire de René de Ceccatty
Textes réunis par Gérald Purnelle

À propos du livre

Il y a chez Jacques Izoard, comme chez Du Bellay, Apollinaire et Max Jacob, une tendance irrépressible à la facétie accompagnant même le désir et l’amour. De cette tendance, naît chez le lecteur la conviction qu’il est convoqué dans un jeu, dans une complicité des sentiments, dans un certain esprit de passion badine. Aucun désabusement, aucune amertume, aucun sarcasme dans cet humour. La passion y est maintenue, mais avec une sorte de désinvolture joyeuse.
Jacques Izoard a enseigné toute sa vie. Le monde de l’enfance était son monde. Il tournait le dos à celui des adultes, dont il n’avait pas la moindre envie de faire partie, sous quelque forme que ce soit. Il a enseigné pour permettre à des jeunes gens non pas de se former et d’être initiés à un monde social actif, mais de maintenir en eux leur innocence d’enfants, tout en étant armés par une culture et une conscience.

Lire un extrait

I. Gavés de velours, le grain, le train, le sein.
Toujours la ville et ceux qui vivaient là,
ceux qui disaient « muscat », « coups
pleuvent », « courants d’air ». La marche
endort le laitier. Les hardes et les vignes
croissent, croissent aussi les pluies le long
du corps, les pluies dont les veines protègent
la moelle ou le sureau. Qui vive ?
Sac, je t’enterre. Sac, je te perce : jaillissent
les grains de sang carlates, les pilés
fémurs, les bris d’oeufs.
Dansait l’arbre à l’envers, corps déjà vêtu
d’eau claire, clémence illustre.
La ville est. Exténue.

II. Enfants fourrés et sourds, je vous tiens,
vous couvre de crachats-feux, de crachats-
jeux, de crachats-pieux, de —
Un troucher aussi fin que celui des aveu-
gles. Puis, le sang, l’émeute, le train-train.
Ce qui apparaîtra possible sera bleu.
Voix du papier déchire l’ouïe, quand le
glas casse le sang, quand le langage natal
avoue.
Vêtu légèrement, vêtu de papier, je rejette
la mer, je commence à/ Le loup maigre,
l’élève.
Bourre de tissu la jambe, tire la sève,
aime crusoé sarcastique.

III. Coquille que rien ne suce. Coquille dans
laquelle tu loges avec tes chevaux, tes
galops sans compas.
Va vers cette maison, va vers le grenier
du cygne, le citron du fourreau. Les bons
villageois dressent potence, patience. Derrière
le mot « métier », tu meurs coupé.

Table des matières

Avant-lire, par René de Ceccatty

Ce manteau de pauvreté
Les sources de feu brûlent le feu contraire
Aveuglément, Orphée
Des lierres des neiges des chats
Un chemin de sel pur
Le papier, l’aveugle
Voix, vêtements saccages
Inédit
La patrie empaillée
La chambre d’Iris
Vêtu, dévêtu, libre
Inédit
Le corps et l’image
Sommeil d’encre
Corps, maisons, tumultes
Sulphur
Le corps dans le corps
Le bleu et la poussière
Hocheporte
Pièges d’air
Dormir sept ans
Tout mot tu, tout est dit
Thorax
Lieux épars