Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique
ContactPlan du siteLiens WebPhotographiesActualité

OrganisationCompositionFonds national de la littératurePrix littéraires
PublicationsLe BulletinE-Bibliothèque

 


CATÉGORIES
Anthologies
Bibliographies
Carnets intimes
Cinéma
Correspondances
Essais littéraires
Nouvelles
Philologie et linguistique
Poésie
Romans
Théâtre

CATALOGUE
Recherche par auteur
Recherche par titre

NOUVEAUTÉS
Dernières parutions

COMMANDES
Libraires
Autres

Publications

Œuvres poétiques complètes. Tome 1 (1930-1931)
de Charles Plisnier

Charles Plisnier - Oeuvres poétiques complètes. Tome 1 (1930-1931)

Genre : Poésie
Format : 14 x 19,5 cm
Nombre de pages : 412 p.
Date de publication : 2000
ISBN : 2-8032-0038-4
Prix : 18,60 €
Avertissement de Charles Bertin
Préface d'Albert Ayguesparse

À propos du livre

Ce premier des trois tomes des Œuvres poétiques complètes, rassemble les trois premières œuvres poétiques de Plisnier.

Si Prière aux mains coupées figurait déjà dans un volume publié chez Labor en 1979, Élégies sans les anges, qui est le premier recueil écrit par Plisnier, paraît pour la première fois en édition typographique normale : la publication originale, tirée en 1930 à 64 exemplaires en tout, s'était bornée à reproduire le fac-similé du manuscrit presque indéchiffrable du poète. Notre édition, véritable «originale», met ainsi un terme à une clandestinité de près de trois quarts de siècle.

Quant à Histoire sainte, qui ne figurait pas non plus dans le volume Labor et dont l'unique édition à fort peu d'exemplaires remonte à 1931, a publication actuelle marquera également une découverte pour la plupart des lecteurs : l'œuvre, à mi-chemin de la prose et de la poésie, est un extraordinaire roman lyrique dont le thème est l'histoire sainte renversée, une histoire sainte où on libère le Christ et où Barrabas meurt sur la vraie croix.

Lire un extrait

Tous les vents se rencontrent dans mon cœur
ceux du Nord
et ils traînent des fées tout en chevelures
et des cloches fêlées
et la sirène du bateau-fantôme
qui a respiré toutes les brumes et toutes
les légendes
ceux du Sud
et les infantes noyées élèvent
leurs bras ruisselant d'eaux et de fleurs
et le sable du simoun s'érige et retombe
en perles de fontaine
en fins ossements
ceux de l'Ouest
et des saxophones délirent
et la sainte-aux-courts-cheveux
élève ses yeux ceux de l'aventure
où sombrent des hélices exténuées
des voiles crucifères
ceux de l'Est
et ils font le bruit des invasions et des extases
et ils portent cent reines
qui meurent de traînes trop pesantes
de musique
et aussi la Cavalière
aux dents dures et tout en cuir
ceux du Centre
qui montent verticaux
élevant l'enfance-aux-cent-doigts coupés
ah
tous les vents dans mon cœur se rencontrent
et se confondent
et je suis cette chose qu'on appelle un homme
exténuée de vertige et de féerie
Mes doigts sont sur les vitres
Derrière tombe la pluie chaude
engloutissant les cathédrales
Les belles faces de femmes
Les tours de fer
Les foules déjà jointes
celle des siècles
celle des créations
celle qui ne laissera ni building
ni forêt
ni croix
ni arche
ni cri
ni dieu
La folie aux yeux pers aux dents magnétiques

Table des matières

Avertissement de Charles Bertin

À la rencontre de l'œuvre poétique de Charles Plisnier, d'Albert Ayguesparse

Élégies sans les anges
Prière aux mains coupées
Histoire sainte
   Prélude
   Marie
   Interlude
   Idylle
   Interlude
   Le jeu de Satan
   Interlude
   Béatitudes
   Interlude
   Passion
   Finale