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Théâtre
de Charles Bertin

Charles Bertin : Théâtre

Genre : Théâtre
Collection : Poésie Théâtre Roman / Poche
Format : 11,5 x 18 cm
Nombre de pages : 505 p.
Date de publication : 2002
ISBN : 2-8032-0048-1
Prix : 9,50 €
Portrait par Jean Tordeur
Introductions de Heinz Klüppelholz

À propos du livre

Né à Mons au lendemain de la première guerre, neveu et filleul de Charles Plisnier, à la mémoire de qui il voue une fidélité exemplaire, Charles Plisnier, à la mémoire de qui il voue une fidélité exemplaire, Charles Bertin poursuit depuis soixante années une œuvre qui s'est fondée dès l'origine sur une triple continuité. Cette continuité rigoureuse, maîtresse d'elle-même et de ses propres vibrations, qui s'exprime tout à la fois dans la poésie, le théâtre et le roman, s'est toujours affirmée comme un programme de pensée : elle est celle d'un moraliste hanté par la solitude de l'être humain, qui tente de retrouver par l'exercice de l'écriture les images de cette patrie perdue depuis l'enfance qui s'appelle le bonheur ; celle d'un caractère qui entendu gouverner son destin et ses émois à travers ceux que son art prête à ses personnages ; celle d'un écrivain de haute race pour qui l'unique réponse à la terrible absence de Dieu réside dans ce qu'Odilon-Jean Périer nommais « la vertu par le chant ».

Cet ouvrage réunit trois pièces de Charles Bertin : Christophe Colomb, L'Oiseau vert et Le Roi Bonheur.

Lire un extrait

Acte premier
Premier tableau

À l'aube du 6 septembre 1492. Nous sommes sur le pont de la Santa-Maria, le navire de Christophe Colomb, à l'ancre devant les îles Canaries. Un mât, une partie de la rambarde, une écoutille entrouverte, des agrès…

Quelques hommes disséminés, les uns debout, les autres couchés ou assis, tous immobiles. L'un d'eux joue doucement de la guitare.

L'obscurité est encore presque complète. Sur un tas de cordages, une lanterne ne donne qu'une faible lueur. La clarté qui illumine de temps en temps le ciel d'une brève lumière rouge, est celle du volcan de Ténériffe en éruption.


Une voix. – Tais-toi, guitare! Dors, et laisse-nous dormir!

Chœur. – Dormir?
Qui parle de dormir?
N'a-t-il ni entrailles ni mémoire celui qui parle de dormir?

Deuxième voix. – Trente-quatre jours! Déjà trente-quatre jours que nous avons quitté Palos!

Troisième voix. – Trente-quatre jours pour atteindre au seuil de la désolation qu'on appelle les îles Fortunées!

Quatrième voix. – Trente-quatre jours, trente-quatre nuits!

Chœur. – Entends-tu, dormeur?
Entends-tu ce qu'ils disent?
Ce n'est plus l'océan qui balance le navire dans la nuit, mais la longue houle de l'inquiétude…

Deuxième voix. – Même ce volcan nous fait signe de mauvaise venue!

Chœur. – À qui dirons-nous notre hésitation et notre perplexité, nous qui sommes la proie des événements, non leur guide?
Qui sera le confident de nos angoisses en ce point précis de la terre où un caprice de la Reine et la volonté de Colomb nous ont menés?

Quatrième voix. – À Palos, l'année avait été mauvaise…

Table des matières

Portrait d'un écrivain, par Jean Tordeur
Avant-propos, par Charles Bertin

Christophe Colomb (avec une introduction de Heinz Klüppelholz)

L'Oiseau vert (avec une introduction de Heinz Klüppelholz)

Le Roi Bonheur (avec une introduction de Heinz Klüppelholz)